16.04.2012

Printemps, nous voici. Pollens aussi…

Dans quelques jours commence le printemps, la saison du renouveau, la saison de la renaissance, où les plantes et les animaux revêtent leur vêtements d’été jusqu’en septembre. L’herbe redevient verte, les fleurs poussent et les allergiques éternuent…

Oui, si la majeure partie de la population se réjouit de revoir se pointer le soleil, la chaleur et les fleurs, une petite partie du peuple désespère de voir apparaître un pollen. Qu’est-ce qu’on est bien, les enrhumés des foins, en hiver… Pas un éternuement, pas un nez qui coule ou un œil qui pique. Pas besoin de prendre de médicaments pour vivre normalement, pas besoin de réfléchir où on va, pour prévoir toutes les éventualités allergiques…

Parce que fondamentalement, du noisetier qui fleurit dès la fin janvier à l’Ambroisie qui, elle, fait sa floraison au mois d’août, on est parti pour six mois à se moucher !

Pour soutenir ses allergiques, la confédération organise la journée nationale de l’allergie, le 22 mars 2012 à Berne. Cette année, le thème est « allergies et sport ». Comme quoi, même allergiques, on ne peut pas être dispensés de gymnastique à l’école… Ou, plus sérieusement, il est recommandé de faire du sport, tout en contrôlant les paramètres allergiques car, souvent, le fait de pratiquer du sport peut aider une personne à réduire son asthme si elle en a.

Il semblerait aussi que la pollution atmosphérique pourrait avoir comme effet d’aggraver celui des pollens. Certaines études ont démontré que tant l’ozone que les particules fines peuvent irriter les muqueuses pour renforcer les réactions allergiques. C’est pourquoi dans certaines villes, lorsque la pollution stagne, à cause d’une absence de vent durant une période et souvent aussi une grosse chaleur, on recommande de faire attention aux personnes allergiques.

Finalement, la journée idéale pour ceux atteints de pollinose, c’est une journée de pluie au printemps. Heureusement que la pluie nettoie les pollens de l’air et les abats au sol pour nous permettre de respirer et de ranger les mouchoirs un jour ou deux, sinon avec l’enchainement des floraisons, on aurait la vie vraiment dure.

Malgré la désensibilisation, il est rare qu’une pollinose disparaisse complètement. Ses effets sont diminués et cela permet à la personne de beaucoup mieux supporter la saison des pollens. Mais ce n’est pas un remède miracle, et il faut souvent compter plusieurs années de piqûres chaque mois !

Ce n’est pas la joie tous les jours en gros…

Ma foi, le printemps est inévitable, et tant qu’il arrivera, des nez couleront. Rassurons-nous tout de même qu’il revienne chaque année, s’il venait à disparaitre, ce sera assez mauvais signe…

Quoi qu’il en soit, rendez-vous le 22 mars à Berne sur la place fédérale pour célébrer la journée des allergiques aux pollens !

Romain Wanner – Rédacteur en chef de Tribunes Romandes

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03.04.2012

Humains de compagnie pour animaux?

S’il y a bien une chose à laquelle ne pensent pas les enfants lorsqu’ils demandent « Je veux un chien/chat/hamster/lapin/ragondin » c’est au prix que c’est touffe de poil va coûter aux parents…

Si un enfant coûte environ 40'000 CHF par année à ses parents, un animal tel qu’un chat (un peu moins cher quand même) ou un chien coûtera la même somme, mais répartie sur une quinzaine d’années. Ceci pour autant que l’on n’ait pas un animal avec une défaillance physique comme de l’asthme ou autre maladie qui nécessite un traitement quotidien.

Autant on peut nourrir un chien avec des restes de nourriture, autant un chat risque de ne pas apprécier… C’est un animal de classe, s’il vous plaît, il ne mangera que ce qu’il a envie de manger ! Et parfois, ça coûte très cher…

Prenons l’exemple des sachets de nourriture humide pour un chat ; l’avantage, c’est qu’on n’a pas besoin de réfléchir, on lui met un sachet ou une boîte deux à trois fois par jour suivant l’animal et sa faim. L’inconvénient ou plutôt les inconvénients, c’est tout d’abord que beaucoup de chats digèrent très mal ce type de nourriture par rapport aux croquettes, donc ils seront plus souvent amenés à vous vomir sur le tapis du salon sans prévenir… Mais, il y a aussi le facteur temporel : un sachet ouvert doit être consommé rapidement par l’animal sous peine de le voir bouder son écuelle pour cause de nourriture trop sèche. On peut donc tout jeter et recommencer !

La mode actuelle est d’adopter des reptiles. Un terrarium, du sable, un joli tronc ou autre objet qui pourrait amuser ledit reptile et c’est parti ! Mais non… Avoir un reptile, c’est bien plus complexe que cela, et si on veut éviter les clichés habituels de serpents, tortues et crocodiles retrouvés dans les égouts et les toilettes des voisins, il vaut mieux réfléchir à deux fois avant d’adopter un animal couvert d’écailles.

Aujourd’hui, vu que l’humain se renferme toujours plus sur lui, on voit que certaines personnes se recentrent directement sur un animal, comblant le vide d’une vie avec un animal qui a de l’affection parce qu’on est là et qu’on le nourrit, ce que ne font pas toujours les autres congénères de la race humaine, où du moins, pas uniquement pour une présence et de la nourriture (quoi que...).

On voit alors apparaître des cimetières pour animaux, des camps de vacances pour ceux-ci, des boutiques de mode, des cinémas, du personnel de maison qui leur est entièrement dévoué et des professions spirituelles qui s'adressent aux animaux !

A l’heure où l’Homme n'arrête toujours pas de tuer son prochain, on monte l’animal sur la même marche que lui dans la société « riche », car disons-le nous,  offrir des vacances à son toutou, ce n’est pas donné à tout le monde !

Est-on en train de dériver des sujets essentiels de l’humanité ? Nous sommes nous déjà égarés pour vouloir offrir une vie d’humain aux animaux qui, finalement, s’y accommodent sans réellement voir une ascension sociale ou, plus concrètement, s'en moquent?

Peut-être… Quoi qu’il en soit avoir un animal aujourd’hui, c’est un budget conséquent. Pour certains revenus, c’est une décision qui demande autant de réflexion que l’achat d’une nouvelle voiture, ou encore la création d’un bébé…

Alors sauvons les bambous, mangeons des pandas et remettons le chat au rang de dieu, il ne nous remerciera pas, mais ça, on le mérite peut-être...

Romain Wanner – Rédacteur en chef de Tribunes Romandes

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22.03.2012

Une Suisse unie...

La Suisse, comme on le sait tous, est divisée en trois régions linguistiques. Sachant que nous faisons tous partie du même pays, il est très ennuyeux que nous ne nous comprenions pas lorsqu’on a la chance de pouvoir se rencontrer.

Avec la crise de l’Europe qui nous entoure, il est peut-être temps d’amorcer un rapprochement entre les régions pour créer une cohésion nationale entre tous les Suisses. Que les Tessinois arrêtent d’être considérés comme des paresseux car ils vivent au soleil, que les Romands ne soient plus des « Russes » ou des sous-francophones et que les Alémaniques ne soient plus des « bourbines ».

En effet, c’est peut-être là un problème de notre pays, on ne cherche pas à être copain avec nos voisins intérieurs… La barrière de röstis n’est pas qu’un symbole, elle fait peur aux suisses ! Mais au cours de cette période de franc fort, alors qu’il est moins rentable d’exporter, il serait plus simple de se tourner vers un marché intérieur que d’essayer de continuer à vendre dans les mêmes régions pour une simple histoire de langage…

Ce qui est étrange, c’est que personne n’essaye de faire l’effort de comprendre l’autre. On a tous au minimum entre sept et onze années d’apprentissage d’une autre langue nationale, mais lorsqu’il arrive qu’un romand et un alémanique se rencontrent, il se trouve qu’ils en viennent souvent à parler anglais !

Il y a de quoi paniquer tout de même…

Un atout pour les entreprises :

Actuellement, on voit apparaître des forums et d’autres axes de réseautage pour les PME suisses afin qu’elles aient une plateforme de discussion avec les autres régions linguistiques. Malheureusement, bien peu nombreuses sont celles qui ont déjà franchi le pas et sauté la barrière de Röstis ! Viser le marché intérieur peut avoir aussi de nombreux avantages pour des entreprises, surtout en termes de coûts de transports, d’emballage et de normes, qui malgré tout, restent identiques à l’intérieur du pays qu’on parle français, italien ou allemand…

Et pour les particuliers…

Hormis l’envie de sa tailler une petite part du Röstigraben, le particulier ne se sent pas forcément concerné par l’autre, celui qui habite de l’autre côté de la Sarine…

Le problème, c’est que beaucoup ont l’impression de ne plus avoir aucun lien avec ceux qui ne parlent pas la même langue. Les votations fédérales renforcent souvent cette absence de lien car on voit une nette différence sur la carte de la Suisse entre les résultats des cantons romands, tessinois et alémaniques. Mais si on commençait à se mélanger, à se côtoyer et à se parler, tous, on échangerait des idées et, qui sait, peut-être aussi l’issue de certains votes…

Aujourd’hui on parle aussi d’avoir une Suisse sans armée. Au-delà du sens guerrier, inutile, ou encore perte de temps, que certains prônent, l’abolition d’une armée nationale peut avoir un gros impact sur la cohésion nationale et je ne pense pas que ceux qui sont pour une abolition de l’armée de milice aient pris cela en compte. En moyenne, un citoyen suisse fait 300 jours sous les drapeaux. Mais les ordres de marche des romands ne s’arrêtent pas après Fribourg… Bien souvent les militaires partent dans des régions qui pratiquent une autre langue. Et même parfois romands, alémaniques et tessinois se retrouvent ensemble, dans une même compagnie. Alors ne parlent-ils pas ? Si on passe ne serait-ce que 100 jours avec des concitoyens d’autres régions linguistique, l’apport pour chacun peut se révéler énorme !

On noue quand même des liens lors de l’armée, avec des personnes, qui, peut-importe la langue, essaient de se comprendre. Peut-être qu’elles essaient de se comprendre car elles n’ont pas le choix, mais je pense quand même que cela aide à la cohésion du pays et ce malgré tous les préjugés.

Pour conclure, mélangeons-nous, faisons l’effort… Si on attend tous que l’autre vienne, nous n’avancerons pas. Parler l’allemand devient aujourd’hui un atout pour un romand et une deuxième langue nationale est obligatoire pour la survie d’un tessinois.

On arrive bien à se faire comprendre dans des pays lointains avec des gens qui n’ont aucune notion de notre langue et dont nous ignorons la langue, alors ça doit être possible de se comprendre avec un zurichois, un bâlois ou même un lucernois…

Et pour les suisses-allemands, c’est la même chose…

Romain Wanner – Rédacteur en chef de Tribunes Romandes

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